C'était un 13 novembre,
14 ans déjà !
Il me manque toujours autant, PAPA
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C'était un 13 novembre,
14 ans déjà !
Il me manque toujours autant, PAPA
Il faut bien se passer le temps, je tiens compagnie à ma maman de 11h45 à 19h30.
A la fenêtre, par-dessus les toits, je vois

C'est magnifique : l'AIGUILLE DE WARENS.
Et je brode "DANS MA RUE...3" de Un Chat dans l'aiguille, offert par mon amie du club, Raymonde
Bonne journée à vous tous qui passez par là, et merci pour vos attentions, maman va mieux, je croise les doigts.
C'est au cours de ma promenade en forêt avec Yannick dimanche que je voulais tenter de m'envoler !
Enfin juste pour s'amuser ! Mon fils travaillant chez AIRBUS, je suis montée sur une vieille souche et je lui ai dit "regarde le nouvel AIRBUS"
Yannick m'a dit "c'est plutôt la MERE BUS"
C'est juste un clin d'oeil pour savourer et enregistrer de si bons moments.
A présent je reviens à mes cadeaux fleuris

Il y en a encore un, mais la photo est à refaire, avec celle d'une nouvelle carte reçue ce jour ; ce sera donc pour un autre article.
Certains anniversaires nous marquent plus que d'autres, normal lorsque l'on dépasse les 90 ans !!
Maman est née le 23 janvier 1917 et elle vit à la maison.
Dimanche matin, j'ai essayé de la faire belle !!
Son frère ROBERT est né le 23 janvier 1901.
Nous étions autour de lui (sans maman, dommage) pour fêter ses 100 ans mercredi avec le personnel de la maison de retraite de Marnaz.
Mon oncle est un peu "dur d'oreilles" et il a aussi des absences de temps en temps, mais en ce moment, il est en forme.
La voix un peu cassée certes, manque de souffle, oui, mais, maman a chanté "Madame la Neige" !
Elle l'avait apprise à l'école primaire.
Maman aura 94 ans le 23 janvier prochain, et son frère Robert 100 ans à la même date.
Ce matin là, le jour pointait son nez
Et le téléphone sonnait.
L'hôpital m'annonçait ton départ.
13 ans aujourd'hui, je ne peux oublier.
A travers la nuit étendue dans ma tête, ta lumière éclairait mon coeur
Aujourd'hui tu me fais un clin d'oeil,
Tu es près de moi, PAPA.
Après quoi ? Après mon "nanni" !
J'en parle car j'ai passé un moment inoubliable et tellement émouvant que j'avais envie de garder pour moi toute la chaleur que j'ai ressentie.
C'était le vendredi 7 mai et comme chaque semaine, je me suis rendue au CADA.
Nicole qui se trouve dans le couloir, m'accueille et me fait entrer dans le bureau pas très loin de la salle où nous nous réunissons pour broder, coudre et..papoter.
Je lui trouve un air anxieux, et tout de suite je suis inquiète. Je demande ce qui se passe, et elle me dit que je saurai après. Nous nous dirigeons donc vers "l'atelier" où je rentre la première et là :
toutes les dames du CADA demandeurs d'asile sont debout en rond autour de la table et me chantent "joyeux anniversaire Joëlle ......"
En l'écrivant ce soir, j'ai à nouveau les yeux embués.
Je n'avais plus de parole, les mâchoires bloquées et douloureuses, et je n'ai pas réussi à retenir quelques larmes.
Sur une petite table aménagée pour l'occasion trônait un gâteau avec des bougies (que j'ai soufflées), un roman, un bouquet de roses, des mouchoirs en tissu (pour sécher mes larmes !!!) un foulard, des tasses à café avec les sous-tasses dans une belle boite ronde, une bien jolie carte créée et écrite par une jeune fille, un montage photos avec au dos d'inoubliables commentaires.

Jamais je n'oublierai ce vendredi, et cerise sur le gâteau, Nicole me fait remarquer la disposition en soleil des serviettes sur la table "car tu es notre soleil du vendredi" !!!
(alors que j'avais dominé mon émotion, v'lan à nouveau trois larmes)
MAIS.. comme ce n'était pas fini les cadeaux, je vous fais découvrir la toile marbrée, le coton perlé, le petit livre de modèles
Merci encore Marie Lise (BRODYZEN) mon amie.
Mes fleurs
Merci Yannick et René
Et... un énoooooooorme cadeau qui m'a encore coupé la parole, et qui est arrivé la semaine dernière :
Un four SIEMENS avec porte à ouverture latérale, cadeau de Yannick, fils chéri qui ne voulait plus que sa maman se brûle en retirant un plat du four ou se casse une patte en trébuchant du marche-pieds.
(et oui, mon four se situe au-dessus de mon frigo, et du haut de mon mètre 55, j'utilisais un petit tabouret pour surveiller la cuisson de mes plats ou pour les sortir du four)
Yannick, si tu me lis, j'ai retrouvé ma voix et te crie MERCI MERCI MON CHERI ENCORE MILLE MERCIS !
Avant de ranger ma coiffe jusqu'à la prochaine occasion, je me suis amusée à la poser sur la tête de Yannick qui est venu quelques jours à la maison, et sur celle de ma maman.
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